Initiative : Dispensaire de soins gratuits dédié à la prise en charge des violences faites aux femmes “En corps parlé”

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Fiche n°17161
Thématique : santé, sexualités, violences
Description de l'initiative : Nous avançons la création à Marseille d'un dispensaire de soins ostéopathiques (30 années d'expérience en la matière et 40 % des patientes victimes de harcèlements et violences sexuelles et physiques consultant notre équipe en cabinet). Association loi 1901 en cours de constitution.

Le C.I.D.F.F nous assure de sa collaboration ainsi que le Planning Familial.

L'équipe propose des traitements à deux praticiens (systématiquement un homme et une femme) sans "cracking" et conduit une thérapie du corps qui vise à défaire l'empreinte des agressions tant sur le plan physique que sur celui du souvenir basculant la patiente dans l'état émotionnel de l'époque du trauma. Notre approche vise à retrouver une confiance en soi déculpabilisée ainsi qu'un usage maîtrisé du souvenir de l'évènement. Les soins durent plus d'une heure et la patiente reste habillée, dans sa peau sociale quotidienne.

La gratuité -de règle pour le dispensaire- suppose que ces patientes soient orientées par des structures dédiées (services des urgences hospitalières, associations locales...).
Objectif principal : Lutte contre le harcèlement et les violences
Dates de l'initiative : Du mercredi 4 Janvier 2017 au mardi 26 Décembre 2017 (En fonction des disponibilités des structures d'accueil, les mardi et jeudi toute la journée, toute l'année.)
Lieu de l'initiative : Nous avançons des prospections vers des centres sociaux qui se sont portés volontaires pour accueillir le dispensaire (Aix en Provence).
À Marseille, provisoirement le cabinet de Daniel Moreno, et de Julie Marin, Ostéopathes.101 bis Montée Pichou, L'Estaque, 13016 Marseille
Organisateur : "En Corps Parlé" (association en cours de constitution)
Département de l'organisateur : 13 - Bouches-du-Rhône

Bilan de l'initiative :
I- DES FEMMES CONTRE DES FEMMES ?
Nous avons contacté 14 groupes/collectifs/associations de femmes sur la ville de Marseille, le département et la région. Malgré de nombreuses relances, mails, mention de la labellisation, transmission du lien de notre site, il a été impossible d'entrer en relation.
Le CIDF Marseille, après 4 tentatives infructueuses ainsi qu'une visite au secrétariat nous a demandé de rappeler dans un délai d'un mois. Nous avons de nouveau tenté à deux reprises d'obtenir un rendez vous en vain.
La délégation régionale des droits des femmes et de la famille n'a pas non plus répondu à nos demandes.
Les premières victimes sont les femmes les plus pauvres et les moins informées
II- LA RÉALITE DE NOS CABINETS
Nous n'avons pas d'outil d'analyse à cette heure pour expliquer l'augmentation de témoignages de maltraitances que nous relevons en cabinet sinon que l'initiative de Mme la ministre a pu briser des silences et relancé des prises de position qui étaient peu relayées par les médias et restaient l'apanage de militantismes en cercles fermés. Notre proportion de 40% de patientes confiant avoir été victimes de violences diverses est désormais dépassée. Le réel est bien là et contraste avec l'incroyable fin de non recevoir décrite ci dessus. Alors nous travaillons le cœur devant.
III- UN MAL POUR UN BIEN...
Comme nos demandes sont restées vaines , nous nous tournons vers des publics peu courtisés.
-Femmes errantes accueillies en U.H.U (unité d'hébergement d'urgence)
-Femmes réfugiées victimes de viols, coups et blessures, prostitution forcée.
Nos contacts sont fructueux et notre détermination renforcée. Nous sommes désormais accueillis et ferons des Merveilles.
Nous remercions toute l'équipe de madame la Ministre pour avoir suscité et accompagné notre singulier parcours