Les inégalités femmes-hommes en France.

La réforme des régimes matrimoniaux est entrée en application le 1er février 1966. Ce n’est que depuis cette date qu’une femme peut occuper un emploi sans avoir besoin de l’autorisation de son mari, disposer librement de ses biens propres et avoir un compte en banque.

Il faut attendre 1970 pour que la mère devienne l'égale du père en matière d'autorité parentale. L'autorité parentale deviendra"conjointe", que les parents soient mariés ou non,17 ans plus tard, en 1987.

En 1945, la notion de « salaire féminin » est remplacée dans les textes de la législation française par le principe « à travail égal, salaire égal ».

Le plafond de verre (glass ceiling) est une expression apparue aux États-Unis à la fin des années soixante-dix pour désigner l’ensemble des obstacles que rencontrent les femmes pour accéder à des postes élevés dans les hiérarchies professionnelles. L’Organisation Internationale du Travail définit le « plafond de verre » comme les barrières invisibles créées par des préjugés comportementaux et organisationnels qui empêchent les femmes d’accéder aux plus hautes responsabilités.

Le droit de vote est accordé aux femmes en France le 21 avril 1944. Elles en useront pour la première fois aux élections municipales du 29 avril 1945. Les Françaises sont parmi les dernières femmes du monde occidental à acquérir le droit de voter et celui de se faire élire, juste avant l'Italie, la Belgique, la Grèce et la Suisse.

Le travail à temps partiel est un facteur aggravant des écarts de rémunération. Ce n’est pas le seul élément de différenciation. Les hommes sont aussi plus nombreux à percevoir une rémunération pour heures supplémentaires (55% pour eux contre 37% pour elles), à toucher des primes de performances individuelles (36% contre 29%), ou à bénéficier de primes liées à des contraintes de poste pour astreintes, pénibilité, risque (28% contre 17%).

Les filles représentent 70 % des étudiants en lettres et sciences humaines et sont moins de 30 % dans le domaine des sciences fondamentales. Majoritaires dans les prépas littéraires (75 %), elles ne sont que 30 % dans les prépas scientifiques. L’éducation, les choix de leurs parents ou le fonctionnement du système éducatif restent différenciés entre les filles et les garçons. Ils expliquent la plus ou moins grande réussite scolaire dans certains domaines et surtout les choix d’orientation vers telle ou telle filière.

Si la part des femmes parmi les cadres est passée de 23 % il y a 20 ans à 39 % aujourd'hui, seules 11 % d'entre elles occupent un poste à "forte responsabilité" (direction générale, direction d'un département ou d'une entité) contre 23 % de leurs homologues masculins. Les conséquences de ces écarts de carrière sont visibles sur les salaires. La rémunération annuelle brute moyenne des femmes s'élève à 43 000 euros, soit 7 000 euros de moins que les hommes. De façon générale, il est plus difficile pour une femme d’accéder au statut de cadre: elles sont 9% à en bénéficier, contre 13% pour les hommes.

Bien que les femmes représentent 47% du nombre des travailleurs, elles gagnent globalement toujours 25% de moins que les hommes. Depuis le 1er janvier 2012, un décret, instaure une pénalité pour les entreprises de plus de 50 salariés ne prévoyant pas un accord ou un plan d’action relatif à l’égalité professionnelle.

Sources

Insee : Population totale par sexe et âge au 1er janvier 2013, France hors Mayotte

Insee : État matrimonial légal des personnes de 15 ans ou plus en 2012

Insee : Structure des familles avec enfants en 2009

Insee : Une journée moyenne en Métropole en 2010

Insee : Temps partiel selon le sexe et la durée du temps partiel en 2011

Comité interministériel aux Droits des Femmes et à l’Egalité entre les femmes et les hommes - 2012

Education.gouv.fr : Repères et références statistiques sur les enseignements, la formation et la recherche

Dares : Caractéristiques des salariés à bas salaire en 2011

Ministère des Droits des Femmes:
CHIFFRES-CLÉS 2012 - L’égalité entre les femmes et les hommes. Mars 2013