Rapport annuel 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France

Communiqué de presse

Publié le | Temps de lecture : 4 minutes

Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, a pris connaissance aujourd’hui du rapport annuel 2026 du Haut Conseil à l’Egalité sur l’état des lieux du sexisme en France.

Les conclusions de ce rapport sont édifiantes : le sexisme, sous toutes ses formes et dans toutes les sphères, demeure profondément ancré dans notre société malgré le déploiement de nombreuses politiques publiques en faveur de l’égalité entre les femmes et les hommes.  

Au-delà des stéréotypes relevant du sexisme paternaliste qui entérinent l’idée d’un déséquilibre dans la relation entre les hommes et les femmes (75% des répondant estiment que les femmes doivent être protégées et aimées par les hommes et 68% estiment que c’est aux hommes d’assumer la responsabilité financière de la famille), l’adhésion à un sexisme dit hostile est extrêmement préoccupante. Cette forme de sexisme est assimilée à une situation de contrainte et de violence : 26% des hommes reconnaissent avoir déjà douté du consentement de leur partenaire et 24% estiment normal qu’une femme accepte un rapport sexuel pour faire plaisir ou par devoir. Selon ce rapport, en France, près de 10 millions de personnes adhèrent au sexisme hostile.

Le numérique joue aujourd’hui un rôle majeur dans la diffusion du sexisme en France. Le cybersexisme est devenu la forme de haine la plus répandue en ligne : en effet, 84% des victimes de cyberharcèlement sont des femmes. Les réseaux sociaux s’imposent désormais comme des espaces où les discriminations et les violences envers les femmes et les minorités de genre se concentrent et se renforcent. Ils participent de la prolifération et de l’adhésion à des discours masculinistes (39% des hommes pensent que le féminisme menace la place et le rôle des hommes) considérée comme une véritable idéologie, et non comme une dérive marginale, touchant un public de plus en plus jeune.

Les fractures générationnelles qui émergent de ce rapport sont préoccupantes : plus de la moitié des femmes (54%) pensent qu’il est plus désavantageux d’être une femme et cette perception est encore plus marquée chez les jeunes femmes (75%). A l’inverse, les jeunes hommes sont nettement moins nombreux à reconnaître l’existence d’inégalités (42%, soit 33 points de moins que chez les jeunes femmes). Enfin, les personnes de plus de 65 ans sont plus nombreuses à penser que l’égalité entre les sexes est atteinte, se basant sur des comparaisons avec le passé.

Un sursaut demeure au sein de notre société. 81% de la population considère que la lutte contre le sexisme est une priorité. Les Français soutiennent le besoin de politiques publiques en matière d’égalité, 86% des répondants souhaitant par exemple un contrôle plus systématique des propos en ligne et 80% soutenant les cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle. Enfin, 90% des Français sont prêts à élire une femme présidente de la République, témoignant d’une évolution significative des mentalités sur ce sujet. 

Face à ce fléau, le Gouvernement et la ministre Aurore Bergé sont plus que jamais mobilisés. De nombreuses avancées législatives ont permis notamment de renforcer notre droit pénal et la répression des comportements violents et sexistes (réforme de la notion de consentement, travail autour du contrôle coercitif, …). Les EVARS, cours d’éducation à la vie affective, relationnelle et sexuelle, mis en place depuis la rentrée 2025 permettent, de la maternelle au lycée, d’aborder la question de l’égalité, du respect, de l’intimité des corps, du consentement et de sensibiliser tous les élèves à ces notions essentielles. Comme annoncé par le Président de la République, la France continue d’avancer sur la restriction des réseaux sociaux avec leur interdiction d’accès pour les moins de 15 ans dès la rentrée prochaine et l’instauration d’une véritable majorité numérique. 

« Le combat contre le sexisme est un combat fondamental pour notre République. Il est à la racine de mon engagement politique et de mon action comme ministre. Le masculinisme n’est pas une menace qui ne concernerait que les femmes, c’est un danger pour toute notre société. Une société qui méprise les femmes, qui tolère leur mise à l’écart ou leur domination, est une société qui va mal et qui se fragilise elle-même. Notre jeunesse est particulièrement concernée, avec un fossé qui se creuse avec les jeunes hommes qui adhèrent de moins en moins aux notions d’égalité et de respect et qui au contraire se sentent en phase avec des idéologies basées sur la violence et la soumission. Les réseaux sociaux ont une responsabilité écrasante dans la propagation de ces discours. Cette réalité nous oblige à agir et c’est ce que nous faisons avec l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans. » 

Aurore Bergé, ministre de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations

Contact presse 

Service presse d’Aurore Bergé, ministre déléguée auprès du Premier ministre, chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations 

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