Campagne de communication pour lutter contre le mariage forcé et l’excision

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Campagne de communication pour lutter contre le mariage forcé et l’excision

 
Les grandes vacances sont la période au cours de laquelle les risques de mutilations sexuelles féminines comme les risques de mariages forcés sont les plus accrus : sous prétexte d’un voyage dans le pays d’origine de leurs parents, de nombreuses adolescentes peuvent s’en trouver victimes.

Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat auprès du Premier ministre, chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, soulignant que la République Française protège toutes les femmes, a souhaité réaliser deux vidéos, diffusées sur les réseaux sociaux et le site institutionnel du secrétariat d’Etat. Le but: sensibiliser les entourages, les victimes potentielles de ces risques et rappeler qu’il existe des solutions d’aide et d’écoute*. Incarnées par Diaryatou Bah, jeune femme d’origine Guinéenne, petite fille excisée au village, mariée à 13 ans, exilée en Europe et victime de violences conjugales, ces films ont été réalisés avec le concours des associations “excision parlons-en”, “voix de femmes” et le Service d’Information du Gouvernement (SIG).

 

Les films : https://www.egalite-femmes-hommes.gouv.fr/campagne-de-communication-pour-lutter-contre-le-mariage-force-et-lexcision/

 
Pour mémoire:
• En France, 3 adolescentes sur 10 dont les parents sont issus de pays pratiquant traditionnellement l’excision sont menacées de mutilations sexuelles . On estime que 53 000 femmes adultes excisées vivent actuellement en France.Bien que le nombre exact de victimes dans le monde ne soit pas connu, au moins 200 millions de femmes et de filles ont subi une mutilation sexuelle dans les 30 pays les plus concernés. Parmi ces victimes, 44 millions sont des filles âgées de moins de 15 ans. La loi française interdit l’excision et protège toutes les filles qui vivent en France, quelle que soit leur nationalité et quel que soit le territoire où elle est pratiquée.
• Un mariage peut être imposé au cours d’un séjour à l’étranger. Or en droit français, l’absence de consentement est une cause de nullité du mariage. Le fait de contraindre une personne à se rendre à l’étranger pour l’y marier de force, notamment en lui cachant le vrai motif de son voyage, est un délit passible de 3 ans d’emprisonnement et de 45.000 euros d’amende (Article 222-14-4 du code pénal).

 

* le site www.alerte-excision.org, les numéros de téléphone 119 ou 3919, les antennes du GAMS ou du Planning familial pour l’excision, le 39 19, le numéro de SOS mariage forcé 01 30 31 05 05 ou une antenne du GAMS pour les mariages forcés.

 

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Contact presse : presse-seefh@pm.gouv.fr – (01) 42 75 62 75
55, rue Saint-Dominique – 75007 Paris