Womenability, un projet pour rendre les villes plus égalitaires

Share on Facebook+1Share on LinkedInShare on Twitter

L’espace public urbain est source d’inégalités entre les femmes et les hommes. Des solutions existent pour rendre les villes plus égalitaires.

Pourquoi vous êtes-vous engagé en faveur de villes plus égalitaires ?

Un jour, mon amie Audrey Noelter m’a raconté qu’en se rendant à vélo à son travail, elle a été harcelée, une fois de plus. Son récit, c’était pour moi comme découvrir un continent d’inégalités. Même lorsque les inégalités sont visibles, j’ai réalisé que je n’en avais pas toujours conscience. J’ai décidé de m’engager. Avec Charline Ouarraki et Audrey, nous nous sommes demandés ce que nous pouvions faire à notre échelle. Nous avons interrogé des acteurs de l’égalité sur les solutions à mettre en œuvre pour rendre les villes plus égalitaires. Parfois, ils n’avaient que peu d’idées concrètes et directement applicables. Pourtant, les solutions existent ! Et elles peuvent être simples. Ce constat a été le point de départ du projet Womenability.  

 

Womenability, pour des villes plus égalitaires

Womenability étudie les villes du point du vue du genre pour lutter contre les inégalités. L’objectif est de dévolopper des villes plus égalitaires.

La méthode employée : organisation de marches exploratoires, recueil de bonnes pratiques pour les valoriser et les répliquer ailleurs, production d’outils de sensibilisation, formations auprès des acteurs locaux…

 Pour en savoir plus sur cette initiative, rendez-vous sur http://www.womenability.org/

 

Quels ont été vos succès ? Vos obstacles ?

Nous avons été confrontés aux difficultés classsiques de l’écosystème entrepreneurial. La légitimité d’abord. À nos débuts, nous avions entre 24 et 27 ans. Nos interlocuteurs s’interrogeaient sur notre crédibilité. À présent, nous participons à des TEDx et nous sommes invités à des conférences pour partager notre expérience ! La question du financement n’a pas été simple non plus. Nous avions besoin de ressources pour l’organisation de nos marches exploratoires à travers le monde, la réalisation d’un webdocumentaire et d’une exposition. Au final, nous avons réussi à collecter des données, à dénombrer plus de 50 bonnes pratiques et à produire des outils de sensibilisation.

Vos trois conseils à celles et ceux qui souhaitent développer des projets similaires ?  

Je conseillerais d’avancer par étapes. Il me parait aussi important de développer des modes de fonctionnement rigoureux et reproductibles. Enfin, il ne faut pas hésiter à demander de l’aide, aux ministères, aux mairies, aux proches… Sans tous nos soutiens, nous ne serions pas arrivés à concrétiser notre projet.