Disparition d’Yvette Roudy : la France perd une pionnière des droits des femmes

Communiqué de presse

Publié le | Temps de lecture : 2 minutes

Photo en noir et blanc de l'ancienne ministre du droits des femmes prenant la parole à l'Assemblée nationale, Yvette Roudy

C’est avec une profonde émotion qu’Aurore Bergé a appris le décès d’Yvette Roudy, ancienne ministre des Droits de la femme et figure majeure du combat féministe en France.

Ministre des Droits des Femmes de 1981 à 1986, elle a dû convaincre, bousculer, arracher des avancées à une époque où les droits des femmes devaient encore forcer les portes du pouvoir. Avec détermination, Yvette Roudy a fait entrer l’égalité entre les femmes et les hommes au cœur de l’action de l’État en transformant des revendications longtemps reléguées au second plan en droits concrets et en politiques publiques durables.

Son nom reste indissociable de la loi du 13 juillet 1983 sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Elle porta également le remboursement de l’interruption volontaire de grossesse par la Sécurité sociale, fit reconnaître officiellement le 8 mars comme journée consacrée aux droits des femmes et engagea la féminisation des noms de métiers, de grades et de fonctions.

Députée européenne, députée du Calvados et maire de Lisieux, Yvette Roudy consacra toute sa vie à l’émancipation des femmes, à leur représentation dans la vie politique et à leur indépendance économique. Jusqu’au bout, elle demeura une militante exigeante, libre et infatigable, convaincue que les droits des femmes ne sont jamais définitivement acquis. 

Aurore Bergé adresse ses pensées les plus sincères à sa famille, à ses proches, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui ont partagé ses engagements.

La République perd aujourd’hui une grande serviteure. Le combat pour l’égalité, lui, conserve sa voix, sa force et son héritage. 

« Yvette Roudy n’a pas seulement accompagné l’histoire des droits des femmes : elle l’a écrite. Chaque femme qui travaille à égalité, qui dispose librement de son corps ou qui prend sa place dans la cité est, d’une certaine manière, l’héritière de ses combats. Nous perdons une pionnière, mais sa détermination nous oblige. Le plus bel hommage que nous puissions lui rendre est de poursuivre son œuvre sans jamais céder un seul droit ni renoncer à en conquérir de nouveaux. » Aurore Bergé, ministre chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre les discriminations.

Contact presse

Ministère chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations
Cabinet de Mme Aurore Bergé
Mél : press-efh@pm.gouv.fr

Tess Indycki, conseillère communication et presse : 01 42 75 66 95

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