Campagne « acheter un acte sexuel est désormais interdit » : dissuader les clients pour dissuader les réseaux

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Pantalon--sans-specsLaurence Rossignol, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes lance le 18 octobre à l’occasion de la journée européenne de la lutte contre la traite des êtres humains, une campagne pour rappeler qu’acheter un acte sexuel est désormais interdit et passible d’une amende de 1 500 euros.

250 clients ont été pénalisés depuis avril, et nous savons que bien plus nombreux encore sont ceux qui ont renoncé à acheter un acte sexuel. En France, 85% des personnes prostituées sont des femmes. 93% d’entre elles sont étrangères et victimes de la traite des êtres humains. Aussi, renoncer à acheter un acte sexuel, c’est renoncer à nourrir les réseaux de traite qui exploitent et tirent profit des plus vulnérables. La dissuasion des clients, c’est la dissuasion des réseaux.

Au-delà des clients, c’est à l’ensemble de la société que cette campagne s’adresse. Refuser l’idée que des hommes puissent vendre, louer et acheter le corps des femmes est un prérequis indispensable pour faire de l’égalité entre les femmes et les hommes une réalité.

Enfin, lutter contre la traite des êtres humains passe également par la protection des victimes. C’est pourquoi la loi a renforcé leurs droits, que ce soit en termes d’accès au séjour, au logement ou à la protection. Le parcours de sortie de la prostitution et d’insertion sociale et professionnelle sera opérationnel en janvier 2017. Pour cela, le soutien financier aux associations qui accompagneront les personnes dans le parcours est augmenté de près de 60%.

Avec cette campagne, le gouvernement poursuit son action contre les violences faites aux femmes et contre la traite des êtres humains.