« Nous lançons une brigade anti- discriminations » – Tribune conjointe de Marlène Schiappa et Julien Denormandie

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Dans une tribune au Parisien – Aujourd’hui en France, Julien Denormandie et Marlène Schiappa annoncent le lancement de lundi 15 avril de la brigade anti-discrimination, qui vise à mettre en relation les victimes et les acteurs de la lutte contre les discriminations.

 

 

« En France, tous les citoyens sont égaux devant la loi. Chacun doit pouvoir accéder aux mêmes logements, postuler aux mêmes emplois, sortir dans les mêmes restaurants et ce, quelles que soient la couleur de sa peau, sa religion, son orientation sexuelle… Oui, mais en pratique, ces droits formels ne sont pas toujours réels. De trop nombreuses personnes sont encore discriminées et ne peuvent accéder au droit commun, des actes les plus anecdotiques, comme le choix d’une place dans un bar, aux plus graves, comme celui d’accéder à un emploi ou à un logement. Lutter contre ces discriminations est le sens de notre engagement en politique à tous les deux, le sens de la création d’En Marche, le sens de notre action et celle de ce gouvernement. Chacun doit pouvoir faire ses choix et, plus largement, faire sa vie sans être assigné à résidence, empêché, traité différemment.

Tout le discours républicain fondé sur le mérite, l’émancipation, l’égalité s’effondre si les discriminations perdurent. Pour lutter contre celles-ci, des politiques publiques ont été créées. Or, comme l’a noté Édouard Philippe lors de sa restitution du Grand débat à l’Assemblée nationale : Les mécanismes de correction des inégalités de destin ne fonctionnent plus. Trop longtemps, on s’est collectivement contenté d’ouvrir des guichets sans s’assurer qu’au bout de la chaîne, les personnes discriminées allaient elles-mêmes véritablement bénéficier de ces mécanismes et pouvoir faire valoir leurs droits. Nous voulons faire en sorte que ceux vers qui va notre action le sachent, et se saisissent de leurs droits.

De nombreux acteurs de terrain de la lutte contre les discriminations sont pleinement mobilisés. Il s’agit désormais de renforcer les mises en contact avec les personnes discriminées. S’ils ne vont pas au droit commun, le droit commun ira à eux. C’est dans cet objectif qu’avec l’ensemble des partenaires publics, associatifs et privés, nous lançons ce lundi 15 avril la BADI : la brigade anti-discrimination. Cette proposition a émergé de différents canaux pendant le grand débat national. La discrimination n’est pas une fatalité. Nous voulons dire aux personnes discriminées que le gouvernement est de leur côté, et aux personnes discriminantes qu’elles seront sanctionnées. Avec la DILCRAH, ou des associations comme SOS Racisme, la LICRA, le MRAP, SOS Homophobie, le Centre LGBT Paris Ile-de-France, l’Inter-LGBT, l’association Droits d’Urgence, Femmes Solidaires, Sportitude, Opcalia, l’Etat s’engage pour que l’égalité ne soit plus un concept éthéré, mais une réalité.

La première mission confiée à la BADI, avec l’appui de Facebook France, sera de mettre à disposition de chacun une plateforme d’alerte, de mise en relation entre victimes et acteurs de la lutte contre les discriminations. La deuxième mission sera de sensibiliser toute la société afin d’abaisser le seuil de tolérance qui subsiste face à la haine. La troisième mission sera d’évaluer la pertinence des politiques publiques existantes et de proposer des mesures concrètes et efficaces en lien avec nos partenaires.

La BADI agira en complément des opérations d’une ampleur inédite de testing menées par le gouvernement ; ainsi, les processus de recrutement de l’ensemble des entreprises du SBF120 seront testés sur trois ans. Il n’y a aucun sous-citoyen dans la République française. Nous en sommes convaincus : pour en finir avec les clivages que connaît notre société, la solution repose sur la considération de chaque citoyen pour ce qu’il est : un citoyen. Pas plus. Mais pas moins. »