Lutte contre les violences conjugales : mobilisons-nous !

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En 2019, tous les deux jours, une femme est morte sous les coups de son conjoint ou de son ex-conjoint. Et 219 000 déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles. Ces chiffres sont glaçants.Au-delà des statistiques, ces vies fauchées constituent des drames du quotidien qui endeuillent des familles et, par ricochet, se répercutent sur la vie de nombreux enfants, victimes directes ou indirectes. Au silence de l’indifférence qui tue, nous devons dès lors opposer la force de la parole et de l’action publiques. La parole pour lever le voile sur une réalité trop longtemps dissimulée, trop longtemps calfeutrée, parfois à double tour. L’action, parce qu’à la lumière blafarde de ces vies humaines brisées, les responsables politiques ont une double obligation d’action et de résultat.La lutte contre les violences conjugales constitue une priorité du gouvernement. À travers le Grenelle lancé il y a un an jour pour jour, ce sont au total 46 mesures qui ont été engagées : 1 000 places d’hébergement supplémentaires en 2020 et 1 000 autres en 2021, suspension de l’autorité parentale en cas de féminicide dès la phase d’enquête ou d’instruction, création de 15 centres de prise en charge des agresseurs en 2020, généralisation de la possibilité de déposer plainte dans les hôpitaux, etc.

Des mesures concrètes et qui, au-delà du Gouvernement, impliquent l’ensemble des acteurs concernés : associations, services de police et de gendarmerie, magistrats, professionnels de santé et de l’éducation nationale, élus locaux, etc. Des mesures concrètes mais que nous devons impérativement amplifier dans les 600 jours à venir.

La honte doit changer de camp. L’impunité aussi. Parce que la loi du plus fort ne profite jamais aux femmes, nous avons besoin de vivre dans un État de droit qui libère et qui protège. Un État de droit qui condamne avec la plus grande fermeté ceux qui harcèlent, ceux qui agressent, ceux qui tuent.

Pour reprendre le Président de la République, « la France ne doit plus être un pays où les femmes ont peur ». Ne nous leurrons pas : ce défi immense ne peut reposer que sur une implication collective. C’est naturellement la responsabilité du Gouvernement en premier lieu, mais c’est aussi la responsabilité de tous. Mobilisons-nous !