Le Ministère des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes a organisé avant-hier, mardi 21 mars 2017, une session de créativité

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Cette session de créativité est la première étape de la mise en œuvre  de la mesure 7 du premier Plan interministériel de mobilisation et de lutte contre les violences faites aux enfants, lancé par Laurence ROSSIGNOL, ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des femmes le 1er mars 2017. Cette mesure vise à mieux protéger les enfants et adolescents de l’exposition à la pornographie, notamment sur Internet.

La session de créativité « prévenir l’exposition des mineur.e.s à la pornographie » s’est déroulée au Liberté Living Lab, lieu de travail collaboratif basé sur l’innovation technologique et sociale. Elle a réuni des juristes, des expert.e.s des nouvelles technologies (entrepreneur.e.s, chercheur.se.s et étudiant.e.s) pour initier une première réflexion et envisager des dispositifs concrets, sur un mode participatif et collaboratif.

Trois temps ont rythmé cette demi-journée :

  • une introduction sur les conséquences de l’exposition des mineur.e.s aux images pornographiques et sur une perspective historique de la régulation en  France pour protéger les mineurs.
  • Deux ateliers : « l’état des lieux des normes juridiques : efficience et perspectives d’évolution ? » et « contrôler l’accès : comment mieux protéger nos enfants ? »

Durant ces ateliers, trois types de solutions ont été envisagées :

  • Des solutions juridiques reposant : sur l’instauration d’une autorité de régulation, chargée notamment de centraliser les signalements de sites pornographiques illicites ; sur la nécessité de  préciser les contours de l’infraction pénale (art. 227-24 CP) et encore sur l’obligation qui pourrait être faite aux éditeurs de site d’avoir un système d’identification de l’âge par exemple par la carte bleue ;
  • Des pistes techniques qui proposent d’instaurer un contrôle parental par défaut sur les systèmes d’exploitation ou de créer des logiciels ou applications permettant de filtrer les contenus pornographiques ;
  • Des mesures de prévention et d’éducation sous la forme d’un accompagnement des familles dans le dialogue avec l’enfant et des campagnes visant à déconstruire les discours véhiculés par les images pornographiques.

La session de créativité s’est achevée par une restitution du travail réalisé lors des ateliers en présence de la Ministre.

Un  groupe de travail réunira les mêmes acteurs auxquels seront associées les associations de protections des enfants dans ce domaine, le 21 avril prochain.

Ce groupe de travail sera co-piloté par la Direction Générale de la Cohésion Sociale (DGCS) et par Thomas Rohmer, président de l’Observatoire de la Parentalité et de l’Éducation Numérique (OPEN).