Comparatif Européen

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Le modèle nordique

Les pays nordiques, dans lesquels l’Organisation internationale du travail (OIT) inclut la France, se caractérisent par une abondante législation nationale sur les congés maternité/paternité/parental, le travail à temps partiel et des dispositifs de garde d’enfants financés par l’État, ils s’appuient fortement sur le secteur public pour aider les jeunes parents à concilier les temps de vie.

Au Danemark en 2005 les femmes ont consacré par semaine en moyenne 10,1 heures de plus que les hommes au travail domestique et 6,5 heures de moins au travail rémunéré, la moyenne de l’UE étant de 17,7 heures de travail domestique de plus et 7,4 heures de moins en travail rémunéré.
Au Danemark, 73 % des enfants de moins de 3 ans ont été pris en charge en 2009, en Suède 63 %, la moyenne de l’UE étant de 27 %. L’objectif de Barcelone fixait en 2002 un taux de garde des enfants de moins de 3 ans à 33 % pour les pays européens.

L’impact de la parentalité en 2008 sur les femmes de 25 à 49 ans ayant au moins un enfant de moins de 12 ans au Danemark, ces femmes ont un taux d’activité presque identique (0,2 points) à celui des femmes n’ayant pas d’enfants de moins de 12 ans. Alors que les hommes dans la même situation ont un taux d’activité supérieur de 6 points à celui des femmes.

La moyenne de l’UE étant pour les femmes avec un enfant, un taux d’activité inférieur de 11,25 points à celui des femmes n’ayant pas d’enfants de moins de 12 ans alors que les hommes dans la même situation ont un taux d’activité supérieurs de 6,8 points.

 

Le modèle anglo-saxon

Ce modèle s’applique dans les pays à faible présence du secteur public et repose principalement sur la flexibilité de leur marché du travail et sur leurs entreprises pour proposer des conditions de travail qui s’articulent avec la vie familiale.

Les femmes peuvent se retirer temporairement du marché du travail pour élever leurs enfants, toutefois elles en subissent souvent les conséquences en matière de rémunération et de carrière.
Les avantages résident dans la flexibilité du marché du travail et la culture des entreprises plus sensible à la vie de famille.

Quelques chiffres

Au Royaume-Uni en 2005, les femmes ont consacré par semaine en moyenne 18,2 heures de plus que les hommes au travail domestique et 12 heures de moins au travail rémunéré, 35 % des enfants de moins de 3 ans ont été pris en charge en 2009, en Irlande 20%, l’impact de la parentalité en 2008 sur les femmes de 25 à 49 ans, ayant au moins un enfant de moins de 12 ans, ces femmes ont un taux d’activité inférieur de 18,1 points à celui des femmes n’ayant pas d’enfants de moins de 12 ans. Alors que les hommes dans la même situation ont un taux d’activité supérieur de 4,1 points.

 

Le modèle corporatiste

Dans des pays tels que les Pays-Bas, ce sont les partenaires sociaux qui négocient les politiques d’articulation des temps de vie. L’avantage réside dans la force des partenariats sociaux.

Quelques chiffres

En Allemagne en 2005, les femmes ont consacré par semaine en moyenne 18,2 heures de plus que les hommes au travail domestique et 12 heures de moins au travail rémunéré. Aux Pays-Bas les femmes consacrent 22,3 heures au travail domestique de plus et perdent 13,7 heures de travail rémunéré.

Aux Pays-Bas, 49 % des enfants de moins de 3 ans ont été pris en charge en 2009 et en Allemagne 19%.

L’impact de la parentalité en 2008 sur les femmes de 25 à 49 ans qui ont au moins un enfant de moins de 12 ans au Pays-Bas, ces femmes ont un taux d’activité inférieur de 6,1 points à celui des femmes n’ayant pas d’enfants de moins de 12 ans. Alors que les hommes dans la même situation ont un taux d’activité supérieur de 4,6 points.

 

Le modèle familialiste

Des pays tels que la Pologne, les pays d’Europe du Sud confient principalement aux familles le soin de gérer la question de l’équilibre des temps de vie. L’avantage de ce modèle consiste à soumettre la régulation des congés et des temps partiel à des accords étatiques. Ces pays disposent de généreux congés de maternité et parentaux qui affectent souvent les carrières des femmes qualifiées. Ce modèle a fait l’objet depuis 1990 de nombreuses réformes liées à des coupes budgétaires notamment au niveau du financement des services de garde d’enfants (États et entreprises). Ce contexte associé à une législation « protectrice » des femmes, a augmenté la difficulté d’équilibrer l’articulation entre travail et vie familiale en transférant de plus en plus les responsabilités sur les familles.

Quelques chiffres

En Grèce en 2005 les femmes ont consacré par semaine en moyenne 21,7 heures de plus que les hommes au travail domestique et 9 heures de moins au travail rémunéré. A Chypre les femmes consacrent 26,8 heures au travail domestique de plus et perdent 3,5 heures de travail rémunéré.

En Grèce, 11% des enfants de moins de 3 ans ont été pris en charge en 2009.

L’impact de la parentalité en 2008 sur les femmes de 25 à 49 ans qui ont au moins un enfant de moins de 12 ans en République Tchèque, ces femmes ont un taux d’activité inférieur de 32,9 points à celui des femmes n’ayant pas d’enfants de moins de 12 ans. Alors que les hommes dans la même situation ont un taux d’activité supérieur de 5,3 points.