Arrêtons-les ! Une nouvelle campagne pour qualifier le viol et dénoncer les auteurs

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Paris, le 29 novembre 2017 –

Arrêtons-les !
Une nouvelle campagne pour qualifier le viol et dénoncer les auteurs

En marge de la Journée mondiale de lutte contre les violences sexistes et sexuelles, Marlène Schiappa, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes, lance le second volet de la campagne « Arrêtons-les ». Alors que la première campagne visait à faire prendre conscience de la gravité de leurs actes aux auteurs d’agressions sexistes ou sexuelles, l’édition lancée aujourd’hui cible les violeurs.

Les 93 000 viols ou tentatives de viols enregistrés en France chaque année couvrent des réalités diverses. Cinq nouvelles animations diffusées sur internet et les réseaux sociaux mettent en scène cinq situations ; les faits sont différents mais la qualification reste la même : c’est un viol.

1/ Pas un mais des violeurs
Dans l’imaginaire collectif, le violeur est un inconnu qui guette sa proie dans un parking avant de se jeter sur elle. Le viol couvre pourtant une réalité bien différente : dans 90% des cas, les viols ont été commis par une personne connue de la victime et dans 45% des cas, c’est le conjoint ou l’ex-conjoint qui est l’auteur des faits*.
Les 5 cas présentés illustrent cette diversité et visent à lever des tabous encore présents dans notre société, tels que le viol conjugal, le viol des hommes, le viol de personnes en état de faiblesse, handicapées ou personnes âgées. En montrant les différents visages des violeurs, il s’agit également de permettre aux victimes de mettre le mot VIOL sur une situation vécue.

2/ Qualifier l’acte : c’est un viol
Quelles que soient les situations et les circonstances, le viol est un crime. Il est défini par le code pénal comme « tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise. » (Article 222-23 à 222-26 du code pénal). Les animations vidéos permettent de rappeler qu’user de la force n’est pas l’unique mode opératoire du violeur, la contrainte physique ou psychologique, la menace verbale, la surprise sont d’autres modes opératoires reconnus par la loi.
La campagne insiste également sur les sanctions : les violeurs encourent des peines allant de 15 ans de réclusion criminelle à 20 ans pour les viols avec circonstances aggravantes. Le lien d’autorité entre la victime et le violeur, la déficience physique de la victime sont par exemple considérés comme des circonstances aggravantes.

Une image interactive reprenant les 5 situations est accessible sur le site.
• Les animations seront également postées sur la page Facebook du Secrétariat d’État Égalité Femmes Hommes et le compte Twitter
• et disponibles en partage sur Dailymotion

Pour que cessent les violences sexistes et sexuelles à l’égard des femmes et des hommes et que la honte change de camp, le Secrétariat d’Etat en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes vous invite à partager massivement cette campagne.

Communiqué de presse “Campagne Egalité Femmes Hommes

Contact presse : Lise Ardhuin
Tel : 01 40 56 78 82
lise.ardhuin@sg.social.gouv.fr

Sources : Enquête “Cadre de vie et Sécurité” 2012-2017, INSEE-ONDRP-SSM-SI et Enquête VIRAGE, Ined, 2016.