#NeRienLaisserPasser

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Une société se définit à l’aune des combats qu’elle mène ou qu’elle ne mène pas. Le 25 novembre 2017, le Président de la République décrétait l’égalité entre les femmes et les hommes « Grande cause du quinquennat ».Le 25 novembre 2019, à l’issue du Grenelle des violences conjugales, le Premier ministre annonçait 46 mesures pour lutter contre toutes les formes de violences faites aux femmes. 46 mesures auxquelles s’ajoutaient 10 mesures d’urgence.

Une société se définit à l’aune des combats qu’elle mène ou qu’elle ne mène pas.

Il y a un an, notre pays engageait un véritable combat culturel pour éradiquer les violences faites aux femmes. Des violences qui brisent des vies ; au sens propre comme au figuré. Des violences qui sapent les perspectives d’une vie heureuse pour les personnes qui en sont victimes. Des violences qui sont l’exact contraire de l’ADN de la République dont l’égalité est l’un des ferments et l’un des idéaux. Des violences face auxquelles notre société n’a pas le droit de détourner le regard.

Il y a un an, le Grenelle des violences conjugales jetait la lumière sur ce sujet trop longtemps resté dans l’ombre.

Où en sommes-nous depuis le 25 novembre 2019 ?

Qu’avons-nous accompli en un an ?

Dès ma prise de fonction, j’ai souhaité que nous adoptions en la matière une véritable culture du résultat. Des vies humaines sont en jeu et nous n’avons pas le droit de fléchir ou de ne réussir qu’à moitié. C’est pourquoi j’ai décidé de réunir toutes les 6 semaines les 11 groupes de travail engagés dans le Grenelle afin de faire des points d’étape réguliers. Je l’ai déjà fait à 3 reprises depuis cet été.

Mon objectif est de veiller rigoureusement à la bonne exécution des 46 mesures du Grenelle.

Aujourd’hui, sur les 46 mesures issues du Grenelle des violences conjugales, 100% ont été engagés :

–       61% sont effectives ;

–       39% sont en cours de réalisation ;

–       100% sont engagées.

Les 10 mesures d’urgence annoncées par le Premier ministre le 3 septembre 2019 ont toutes été mises en œuvre.

Le Grenelle des violences conjugales a jeté la lumière sur un sujet trop longtemps resté dans l’ombre.

Aussi, compte tenu de la crise sanitaire que nous traversons et du confinement qui constitue un risque redoublé d’exposition aux violences pour les femmes, des mesures supplémentaires ont été adoptées au printemps et cet automne ; qu’il s’agisse des points d’accueil dans les grandes surfaces, du dispositif « alerte pharmacie » ou encore de la ligne d’écoute à destination des auteurs de violences. Parce que les politiques que nous menons durant la crise dessinent aussi l’après-crise, la plupart de ces mesures inédites a été pérennisée suite au premier confinement, à la lumière de leur efficacité.

Les politiques que nous menons durant la crise dessinent aussi l’après-crise.

Pour que les victimes et leur entourage s’emparent des dispositifs destinés à l’écoute, à l’orientation et à la protection des victimes de violences, le Gouvernement a lancé une campagne d’information qui sera diffusée via des spots TV et radios ainsi que sur les réseaux sociaux à partir d’aujourd’hui. Des personnalités telles que Karine Viard, Harry Roselmack, Thomas Pesquet, Anne-Claire Coudray, Frédéric Chau et bien d’autres, se sont engagées dans cette campagne afin de mener ce combat contre les violences faites aux femmes.

Les principaux groupes de la grande distribution – Auchan, Carrefour, Casino, E. Leclerc, Fnac-Darty, Intermarché, Lidl et Système U – se mobilisent également pour promouvoir et relayer les dispositifs d’alerte mis en place par le Gouvernement pour lutter contre les violences faites aux femmes, en apportant une attention particulière à leur situation pendant la période du confinement.

Nous avons besoin de toutes et de tous pour qu’un jour, le “25 novembre” n’existe plus.

Cet engagement se traduit par exemple en faisant figurer le numéro d’appel du 39 19 – la plateforme téléphonique d’écoute et d’orientation des victimes – au dos des tickets de caisse ainsi qu’en disposant des affichages spécifiques dans les magasins à destination des femmes victimes de violences ainsi qu’à l’ensemble du grand public.

D’autres acteurs économiques, tels qu’EDF, ENGIE, L’Oréal, LVMH, Orange, Randstad, Sodexo ou la Fondation de l’Olympique de Marseille se sont également mobilisés.

L’éradication des violences faites aux femmes est un combat de longue haleine. Qu’une journée lui soit spécialement dédiée au niveau mondial montre l’importance de ce fléau et l’ampleur de la tâche. Une journée ne suffit pas. Nous avons besoin de toutes et de tous pour qu’un jour, le “25 novembre” n’existe plus.

25 novembre 2020