Le Secrétariat d’état chargé de l’égalité entre les femmes et les hommes signe une convention de partenariat avec le Défenseur des droits

Share on Facebook+1Share on LinkedInShare on Twitter

Le jeudi 27 juillet 2017, Marlène Schiappa, Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes et Jacques Toubon, Le Défenseur des droits, ont signé une convention de partenariat visant à renforcer leur collaboration en faveur de la lutte contre les discriminations envers les femmes.

Les discriminations dont les femmes sont victimes sont encore nombreuses et fréquentes. Dans une enquête du Défenseur des Droits publiée en 2014, 20 % des femmes actives disent avoir été confrontées à une situation de harcèlement sexuel au cours de leur vie professionnelle. L’enquête rapporte également que près de 30 % des victimes n’en parlent à personne et que 5 % seulement des cas ont été portés devant la justice.

On constate ainsi qu’un écart très important existe entre la réalité des discriminations et la faiblesse des démarches entreprises par les femmes pour faire valoir leurs droits.

Cette convention a pour objectif de :

  • contribuer et de pérenniser la lutte contre les discriminations liées au genre, dont le harcèlement sexuel et les agissements sexistes ;
  • mieux faire connaître aux femmes leurs droits, notamment en matière de discriminations et les aider à les faire valoir ;
  • favoriser une approche coordonnée des actions à mener.

Dans le respect de leurs champs de compétence respectifs, le Défenseur des droits et le Secrétariat d’Etat chargé de l’Egalité entre les femmes et les hommes conviennent des axes de collaboration suivants :

  • l’orientation de réclamations individuelles vers le Défenseur des droits et ses délégué.e.s par les délégué.e.s du Service des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes ;
  • la diffusion de l’information et la création d’outils de sensibilisation afin de promouvoir l’égalité et l’accès aux droits et de renforcer la visibilité du Défenseur des droits en matière de discriminations liées au genre ;
  • la production de connaissances sur les inégalités entre les femmes et les hommes et les discriminations liées au genre ;
  • la mutualisation de l’expertise sur les atteintes aux droits des femmes et les ruptures d’égalité en vue de développer et de promouvoir les bonnes pratiques et, enfin, la participation à des groupes de travail.

Une rencontre annuelle est prévue pour faire le bilan de la mise en œuvre de cette convention et convenir des actions futures.