Consultation sur la création d’une clause de conscience pour les pharmaciens : l’accès à la contraception et à l’IVG ne peut être remis en cause

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La ministre des Familles, de l’Enfance et des Droits des Femmes, a découvert avec étonnement que l’Ordre des pharmaciens avait lancé une consultation interne visant à recueillir l’avis de la profession sur l’introduction d’une clause de conscience. Cette clause permettrait aux pharmaciens de « refuser d’effectuer un acte pharmaceutique susceptible d’attenter à la vie humaine ».

Si cette consultation était suivie d’effet, elle ouvrirait clairement la possibilité pour des pharmaciens de refuser de délivrer la contraception d’urgence (pilule du lendemain), la pilule, le stérilet ou même le préservatif.

Dans un climat international inquiétant de mise en cause des droits sexuels et reproductifs, comme cela a pu être souligné lors de la 60ème session de la Commission de la Condition féminine à l’ONU, cette initiative interroge. N’oublions pas qu’actuellement en Pologne la contraception d’urgence est la cible des adversaires du contrôle des naissances.

Quel que soit le résultat de cette consultation, le simple fait d’interroger les pharmaciens sur ce sujet nous rappelle que l’accès à la contraception et à l’IVG, en tant que droits à part entière, n’est jamais définitivement acquis.

Il serait raisonnable de la part de la Présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de clarifier l’objet de cette consultation et de réaffirmer l’attachement de l’Ordre à assurer aux femmes leur autonomie et la liberté de choisir leur contraception.